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lundi 7 mars 2011

And we're back ...

Comme disait Philippe Meyer : nous vivons une époque formidable. C'est vrai. Je reviens aux manettes de ce blog 2 ans après être revenu de San Francisco et donc 24 mois de silence.

Le petit entrepreneur éberlué est devenu grand, toujours twentysomething cela dit, et désormais sur un marché red hot : l'app marketing.

Cette fois-ci, il y a des vraies boites, de l'argent en jeu, on parlerait même de lutte pour la 'market domination, et donc, il y a des concurrents prêts à tout. C'est un business de plateforme, c'est un business mobile, c'est un business passionnant.

On va en reparler.

Les grands sujet à venir (si j'ai le temps) :

les entrepreneurs du mobile
karma is everything and why you can't make it if you're a prick
bootstrapping is good
how to read your competition
l'art de vendre de la publicité
savoir faire le pari d'un marché qui va se créer
bootstrapping is hard
trouver le bon associé technique
structurer and why it's hard
minimal execution
features vs. curation
how to crack the AppStore
l'app marketing en France
dont go public until the last minute : flying under the radar
put your ego aside, and write flamming emails you now you'll trash

mardi 14 avril 2009

Décollage immédiat

Pour l'Indonésie.
40 jours entre Java, Bali et Lombok.
Un vol-calvaire via Rome, Koweit-City, Kuala Lumpour et Jakarta.
Je me rends compte soudainement que je n'ai pas fait de vrai break depuis 4 ans.
Coupure totale.
Ca va faire du bien.
Personne à joindre en cas d'urgence :

dimanche 15 mars 2009

New York en Mars l'année de la Crise

J'avais un peu oublié de mentionner un mois à New York, et c'est déjà demain, le returning flight pour CDG.

New York. Ne venez pas en mars. Pas en mars.

mokeytwon.jpg (toilettes de Monkey Town, Williamsburg, soir des Oscars 2009)

L'hiver n'en finit plus de finir. On aperçoit le printemps au bout du tunnel tout en se prenant de grosses rafales glacées dans le coin de la gueule, qui vous gercent l'humeur et provoquent des infections nasales à répétition. Les rues crachent de beaux glaviots bien jaunes qui glissent dans les coins d'ombres encore verglacés . Cela se ressent dans l'humeur des locaux qui n'en finissent plus - telle Josette - de vous parler du temps pourrave et des beaux jours qui vont bientôt revenir. Bientôt revenir. Les jupettes et les jolies jambes quant à elles, sont encore camouflées sous des moons boots plastifiées et autres interminables North Face doublées, à capuche intégrale, et logotype plaqué dans le dos. Les faces sont un peu grises, même si l'énergie est bien là. Et je ne vous parle pas de la crise qui voit tout le monde se faire virer à grand coups de pieds capitalistes dans son petit derrière ferme et mortgagé. Les expats rentrent les uns après les autres, avec des Visas mais sans visas. l'Américain, sans express, en prend aussi pour son grade ce qui déclenche au choix une double génération de déprimés ou de forced entrepreneurs. Et comme nous dit Camillette la Sage, la musique a cessé de jouer donc chacun s'accroche à sa chaise. On ne dansera pas cette année, les chats sont las, Subprime à la Saint-Tim, Bankrupcy à la Saint-Jeremy. Dans le metro, des affiches sales et jaunes vous interpellent. "Ruiné ? Achat de votre appartement, rapide et discret". Les fleurs sont à 58 dols, les cables éthernet à 39, et le compte n'a plus de courant que la vitesse avec laquelle il se dirige vers les chutes...

Pas en mars on vous a dit.

Mais retour prévu en Mai/Juin.

Si l'état de New York n'est pas vendu d'ici là au Canada... pour renflouer la Californie.

mardi 10 mars 2009

Le salaire de ton péché...

...c’est l’Enfer, disait joyeusement le frontispice d’une église de Montréal-la-Pécheresse, que nous visitions donc pour la première fois ce week-end.

Et l’enfer nous l’avons vu. Et du péché il y en eu. Car la belle canadienne n’est pas seulement connue pour son sirop d’érable aux reflets caramels, qui coule langoureusement le long de ses rives argentées. Et nous vîmes en moins de trois jours les us cachés d’une peuplade réputée pourtant affable, voire tactile. Car le Montréalais, et subséquemment la Montréalaise, a l’hiver à tuer. Six mois continus l’an, par mois trente degrés. Le froid, c’est bien connu, se combat à coups de chaleur humaine. Un rayon d'ailleurs bien connu de notre contact local, spécialiste en la matière. Et alors que nous venions strayer de nos skis experts les reliefs vierges du Canada, un redoux inattendu fit fondre le pays goutte à goutte pendant les trois jours de notre séjour.

A greyhound named Dakota relaxing in a warm sunny spot in the grass.

Mais tout commençait quelques jours plus tôt dans les flancs délabrés d’un Greyhound poussif, sur les routes verglacées du Massachusset et du Vermont. Filant tête baissée à travers la steppe américano-canadienne, le lévrier gris ne ménageait pas ses efforts. Neuf heures de route plus tard et une halte « full-néons-dans-tes-yeux » toutes les 40 minutes nous effectuions une arrivée champêtre à Montréal vers 5h30 du matin, sous un crachin malhonnête et glacial, après être parvenu à dormir quelques demi-heures le dos installé sur un accoudoir en fer tordu, et les pieds dans le vide. Une avance sur salaire, donc.

L’épisode, non-connu et relaté à notre arrivée, des frasques de Vince « The Greyhound Bus Killer » Lee, paranoïaque schizophrène ayant poignardé puis décapité quelques mois plus tôt un innocent passager, en pleine nuit, et sous les yeux d’un bus bondé, devait achever de nous rassurer sur les émoluments que nous étions susceptibles de recevoir pour notre peine.

Mais tout ce qui arrive est nécessaire. La maxime Spinoziste rythmait notre séjour et nous nous la répétions plus fort que jamais en franchissant l’arche libératrice de Chez Paré, la sacro-sainte destination des puristes du strip-tease Montréalais. Une spécialité locale par ailleurs concurrente de la pancake suintante, des courses en sac de Grizzlis ou encore du coup de corne de caribou dans l’œil. Et, au faciès haineux du Greyhound Bus Killer se succédèrent pour notre seconde nuit de sommeil, les visages calmes et bienveillants de Mariah, Ginger et Sunshine la Douce.

Pour le reste, nous eûmes le rare privilège d’observer ces autochtones longtemps racontés, de bien plus près, peut-être, qu’aucun Occidental n’en a jamais eu la chance. L’équipe de linguistes qui nous accompagnait dans cette expédition a su capturer des enregistrements phonographiques inestimables, véritables osties scientifiques, qui sont déjà à l’étude dans un obscur laboratoire de recherche de Québec déguisé en lavomatic géant, et livreront peut-être un jour, l’entièreté de leurs secrets.

Montréal je t’ai vue, et sans doute reviendrai-je te voir. Pécheresse!

clem.jpg Au prix du kilo, il s'agissait de ne pas s'en priver. Excellament cuisiné par le chef de notre hôte.

magasiner.jpg Un vestige hiéroglyphique de l'ère pré-cunéiforme - la forme verbale de cette phrase notamment, a résisté à toute analyse.

ruine.jpg Visites des ruines Montréalaises post-paléolithique dont l'état de conservation est remarquable.

twitter.jpg Le téléphone non plus.

mecanada.jpg Le Greyhound Bus Killer.

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