Avouons-le.

J'ai le blogger's block.

Et le blues du loner.

C'est comme ça, c'est la vie. L'aventure de San Francisco m'a passionné au point de vous en livrer tous les dessous. Parfois cocasses, parfois sordides, toujours honnêtes et plein d'optimisme. Jusqu’à certaines impudeurs lyriques et enflammées. Mais ce blog reste irrésistiblement lié au lieu. Et blogguer depuis Paris, même si l’habitat enfin ne tangue enfin plus, n’a plus tout à fait la même saveur ni ne me protège autant.

L’ambiance parisienne, plus studieuse que jamais, me fait moins pencher vers le clavier. Le boulot mais sans les excentricités. Et puis que dire d’excitant de notre capitale désespérément petit-bourgeoise et figée que vous ne sauriez déjà ?

"Salaud d'Américain" murmurez-vous, que ne vient-il dauber sur son propre pays ? C’est vrai. Malgré les charmes de Paris, qui par contraste me font comprendre la passion des Américains pour cette ville, deux projets professionnels excitants, des bouffes comme je n’en avais pas fait depuis longtemps, retrouver les vieux amis, la famille, le scooter à fond boulevard des Batignolles mèche au vent et poignée en coin et les week-ends à l’Ile de Ré, Obamanation me manque cruellement, et l’hiver pouilleux et sans concessions qui s’abat sur nous n’arrange rien. Mes amis New-Yorkais me manquent, mes amis de San Francisco me manquent, ma sœur partie deux ans à Montréal me manque, et je ne trouve que de faibles palliatifs à ces absences.

Que vous dire ? J’ai le projet secret de faire le tour des villes européennes. Là au moins, il ne faut pas de visa particulier. Vienne manifestement, dans quelques semaines dans le cadre d’un projet secret. Vous ai-je également dit que j’avais eu un peu de chance au tirage au sort ? Une bonne occasion de voir Milan début décembre avec un tour programmé à Vincenza, Padoue et Venise. Enfin à Londres courant décembre. Et à Amsterdam en janvier revoir une bande de néerlandaises méchamment allumées m’ayant fait passer des moments mémorables à San Francisco.

Professionnellement je puise dans mes ressources pour garder mon enthousiasme après la griserie de la Silicon Vallée. Ca n’a l’air de rien mais revenir dans le petit bassin après avoir nagé en pleine mer n’est pas si facile à vivre que ça. Un certain bienheureux ayant emménagé en Californie quelques semaines après mon retour n’aide pas non plus.

Sigh...

Et sur ces bonnes paroles se termine le moment de relâchement du jeudi soir 6 novembre.

Au lit. Et demain, au boulot.

Bonne nuit camarades !