Y'a quelqu'un ?
Par Simon le jeudi 6 novembre 2008, 23:20 - Personal - Lien permanent
Avouons-le.
J'ai le blogger's block.
Et le blues du loner.
C'est comme ça, c'est la vie. L'aventure de San Francisco m'a passionné au point de vous en livrer tous les dessous. Parfois cocasses, parfois sordides, toujours honnêtes et plein d'optimisme. Jusqu’à certaines impudeurs lyriques et enflammées. Mais ce blog reste irrésistiblement lié au lieu. Et blogguer depuis Paris, même si l’habitat enfin ne tangue enfin plus, n’a plus tout à fait la même saveur ni ne me protège autant.
L’ambiance parisienne, plus studieuse que jamais, me fait moins pencher vers le clavier. Le boulot mais sans les excentricités. Et puis que dire d’excitant de notre capitale désespérément petit-bourgeoise et figée que vous ne sauriez déjà ?
"Salaud d'Américain" murmurez-vous, que ne vient-il dauber sur son propre pays ? C’est vrai. Malgré les charmes de Paris, qui par contraste me font comprendre la passion des Américains pour cette ville, deux projets professionnels excitants, des bouffes comme je n’en avais pas fait depuis longtemps, retrouver les vieux amis, la famille, le scooter à fond boulevard des Batignolles mèche au vent et poignée en coin et les week-ends à l’Ile de Ré, Obamanation me manque cruellement, et l’hiver pouilleux et sans concessions qui s’abat sur nous n’arrange rien. Mes amis New-Yorkais me manquent, mes amis de San Francisco me manquent, ma sœur partie deux ans à Montréal me manque, et je ne trouve que de faibles palliatifs à ces absences.
Que vous dire ? J’ai le projet secret de faire le tour des villes européennes. Là au moins, il ne faut pas de visa particulier. Vienne manifestement, dans quelques semaines dans le cadre d’un projet secret. Vous ai-je également dit que j’avais eu un peu de chance au tirage au sort ? Une bonne occasion de voir Milan début décembre avec un tour programmé à Vincenza, Padoue et Venise. Enfin à Londres courant décembre. Et à Amsterdam en janvier revoir une bande de néerlandaises méchamment allumées m’ayant fait passer des moments mémorables à San Francisco.
Professionnellement je puise dans mes ressources pour garder mon enthousiasme après la griserie de la Silicon Vallée. Ca n’a l’air de rien mais revenir dans le petit bassin après avoir nagé en pleine mer n’est pas si facile à vivre que ça. Un certain bienheureux ayant emménagé en Californie quelques semaines après mon retour n’aide pas non plus.
Sigh...
Et sur ces bonnes paroles se termine le moment de relâchement du jeudi soir 6 novembre.
Au lit. Et demain, au boulot.
Bonne nuit camarades !

Commentaires
Oulala il nous fait un gros chagrin le simon!!! Et je dois dire que je te comprends, you belong to the US!!!
Des que je pars plus de 2 semaines de NY, je sens un manque quasi physique, c'est un pays terriblement attirant quand tu y as goute.... Et tout semble lent a cote.
Pour le blogging, pour le coup je suis moins sur que c'est lie au lieu, mais peut etre surtout a une lassitude ambiante, twitter rules bro!
Comme je te comprend!!!!
Etant rentré a peine 2 semaines apres toi de SF, je partage entierement ce vague a l'ame que tu decris si bien.
SF me manque, l'ambiance, les amis, la ville même.
Je n'ai pas a me plaindre, j'habites Paris, j'ai un boulot, je vis avec la femme que j'aime, mais il me manque ce je ne sais quoi.
Comme dit Ilan, ici tout semble lent, impossible de retrouver cette motivation collective.
Enfin, come to visit us when you want, I'll pay for the beer and the sushis.
See you my friend.
PS: petit encu** 3 jours a Milan tout frais payés, non de Dieu tu as le cul bordé de nouilles
la motiv' la motiv' les gars...
sympa de voir le reader s'allumer sur ton blog quand même
hey mec reprends toi !
enfourche ton velo, parle nous des jeux sur le web et fais nous rêver !
En tout cas, je te garde une place au chaud! Tu nous manque ici aussi, tu sais....
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