Digressions sur la Langue...
Par Simon le vendredi 4 avril 2008, 01:06 - Ideas & thoughts - Lien permanent
Aahh la Langue...
J’ai quelques états d’âmes ces jours-ci sur ce formidable, au choix : Vecteur d’Humanité ou Barrière Culturelle Ultime (grandiloquence nous voilà). Au fur et à mesure que mon anglais s’améliore et s’enrichit, je tâche de continuer à pratiquer mon français du mieux que je peux, tout en n’en désespérant pas moins néanmoins de mettre un jour les deux au même niveau.
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En amitié, avoir une même langue maternelle en partage est facteur décisif. Positivement ou négativement d’ailleurs. A l’étranger cependant, la loi de la relativité s’applique. Face à la langue ambiante, les particules satellites ont tendances à s’accrocher suivant des règles inversées. Là où dans leur pays natal la langue opérerait comme un critère de sélection, elle devient à l’étranger un critère de regroupement. Et l’on voit des personnes se lier d’amitié de manière assez inattendue par le seul fait de la langue. Dans un mouvement défensif face au milieu relevant d’un instinct quasi grégaire...
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Laissez-moi vous raconter la seule bonne blague américaine que je connaisse :
- What do you call someone who speaks 3 languages ? - Trilingual !
- What do you call someone who speaks 2 languages ? - Bilingual !
- What do you call someone who speaks 1 language ? - American !
Ca ne les fait pas marrer du tout.
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D’un autre coté, en surfant rapidement sur tout un tas de considérations socioculturelles, quel sentiment grisant que de communiquer aussi aisément avec tous les internationaux que je rencontre, grâce à notre langue commune l’Anglais. Colombiens, Allemands, Danois, Suédois, Taïwanais. On se comprend !
Mais c'est à ce moment que vient La Question.
Utopique. Etouffante. Abyssale.
Que serait un monde ou tout le monde parlerait la même langue ?
Et pas seulement les privilégiés ?
Hein ?
Enfin...
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Et donc me voilà, à mi-chemin entre réflexion babélienne et semi-regrets esperantiens... Une donnée constante néanmoins, et qui ne cesse de m'émerveiller : l’incroyable réussite de l’enseignement de l’Anglais dans les pays d’Europe du Nord. Suède, Finlande, Norvège, Danemark. L'Allemagne aussi... Ils ne parlent pas bien anglais : ils parlent anglais.
Je ne sais pas comment est fait leur modèle mais il serait grand temps de s’en inspirer (ah ça y est, MÔnsieur l’Américain se met à donner des leçons) et de rendre un grand service aux futures générations de petits morveux français. En guise de comparaison, un Executive français, 2 ans à Berkeley + 3 ans de vie active ici, parle moins bien qu’un Suédois de 19 ans...
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Food for thoughts...


Commentaires
D'accord avec tes observations de bon sens sur le niveau de langue élevé de tous ces vikings. Mais les cochons, en plus de l'avantage naturel qu'ils partagent avec les chleus d'une proximité syntaxique avec l'anglais, sont biberonnés à la télé en VO, et obtiennent presque tous - grâce à la rente en matières premières dont leurs pays bénéficient - des scholarships fastueux pour étudier à l'étranger.
Voilà pour ma petite précision scpipo. Sinon, grâce à ton article sur facebook, j'ai pu faire le cake dans ma start up à moi : le monde.fr pense à créer son widget.
Grosses biz,
Louis
un Executive français, 2 ans à Berkeley + 3 ans de vie active ici, parle moins bien qu’un Suédois de 19 ans...
Ahahah!
t'es tres bon Simon!
c'est tellement ca en plus ca fout les boules
@Louis > pense à moi s'ils ont besoin d'un conseiller américain
@Youri > c'est flippant >_<