La team de Twitter l'a tellement répété dans des conférences & interviews de par le monde que ça a fini par essaimer. (Pour mémoire : Twitter est recentré sur très peu de fonctionnalités, Twitter a une contrainte de 140 caractères, c'est ce qui fait sa force, and so on and so forth....).

Dans l'Empire des players sociaux accumulant des fonctionnalités à l'infini, la position marginale est parfaite pour générer une hype de geek, et elle dure.

scoble_calacanis_friendsfeed.png (Merci Jason, très exactement au moment où je cherchais désespérément un visuel pour illustrer ce billet !)

Aujourd'hui l'avant garde des application sociales qui décollent ont été conçues +/- sur le même principe (arrêtez-moi si je me trompe). FriendsFeed est une sorte de méta-agrégateur social qui se veut le Newsfeed de Facebook, no more no less. (ah si les commentaires !) Muxtape est application pour partager une playlist de 10 morceaux avec le monde, no more no less. (ah si des flux RSS !) Les deux sont révérés pour leur dépouillement, qui génère leur hype.

Les applications sociales ont leurs power-users, qui tirent l’activité vers le haut. Think Digg et son ranking finalement retiré (!). Des centaines de start-up visent la communauté des power-users les plus simples à atteindre : les gros bloggers/leaders d'opinion : ces RP là ne sont pas si dures à faire. 3 d’entre eux se taquinent à propos de votre produit et 20/30 000 followers en sont avertis. A multiplier par 10 si ils blogguent. Dans ce nombre raisonnablement 10/15% de sous-bloggueurs, sous-power-users qui relaient : Twitter+blog eux-même. And so forth. Lancent l’appli. Qui si elle-même virale, s’entretient. C‘est a priori parti pour une période de croissance indéterminée.

Que penser de cette stratégie des applications conçues pour ses concepteurs et leurs pairs ? J’ai vu deux start-ups se faire Techcruncher de l'intérieur (càd avec GGanalytics en mode F5). La dernière en date a fait le même jour TC US/UK/FR/CH + Mashable US/FR + 3/4 gros blogs français. Quand on voit les résultats en terme de clics… Mais ces applications ne portaient pas le facteur « influence » en eux. Est-il possible de passer un jour mainstream en étant conçu initialement comme un outil d’influence hype pour power-users…? A coté de ça je vois deux jeux browser-based sociaux, visant deux catégories de gamers différents : Duels.com d’un coté, qui passe plusieurs fois sur Techcrunch, mais qui n’impressionne pas vraiment par ses stats : 142 000 utilisateurs presqu'un an plus tard Versus. Erepublik.com, qui n’a jamais été mentionné nulle part, à part sur deux blog tech obscurs (dont le mien) qui a l’air de sérieusement décoller, et qui a fédéré une base de power-users ultra motivés se traduisant par des wikis, des fan-sites, etc.

On en arrive où ? Aux objets virtuels bien sur. Pourquoi je suis un grand enthousiaste de ce modèle ? C’est qu’il vous empêche de faker vos utilisateurs. Si vous avez véritablement l’intention de leur vendre des objets véritablement virtuels (!) vous avez intérêt à leur raconter une histoire solide. La hype ne suffira pas. Et la PAP ? Bah... il paraît que ça va pas aller très fort de ce coté-là dans les mois à venir.

Au final ces quelques lignes - dramatiquement déstructurées je vous l'accorde - ont été provoquées par cet article de RRW :

A | It is certainly a great way to monetize a community. The West has been slow at catching up but digital goods are a proven monetization method on the Internet almost since Cyworld launched in Korea in 1999. (...) Second, most non-US markets have not developed a very rich online advertising market, and had no choice but to find alternative revenue models. In a way, the rich online ad market has been holding back innovation in the US, and forced most Internet companies to design their service around pageview as a main metric.

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