Plus tôt dans la semaine au SFNewTech, j’assistais à deux interventions valant la peine d’être rapportées.

La première de Seesmic, la french start-up locale ; pas grand-chose à dire sur l’appli en elle-même que je n’avais pas encore eu le temps de tester – ce que je me décide à le faire la veille en retrouvant une vieille invitation au fond de Gmailbug de sign-up, email bloqué en base et pas d’autre code. Ça sera pour une autre fois.

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Au-delà du soft en lui-même, ce qui est intéressant c’est la machine de guerre RP que Loïc Le Meur a embauché pour changer le monde depuis San Francisco : Kathy Brooks. Elle est très forte, elle est très pro et elle est européano-friendly – c’est à dire qu’on comprend son américain. Entertainer in chief, schedule-freak et dynamique, elle est très forte aussi avec les américains, qu’elle fait plutôt rire. Quelques bonnes blagues – oubliées. Une démo très réussieje ne sais pas si c’était préparé – où elle poste une vidéo Seesmic on stage avec une synchro Twitter, et dans la minute, reçoit deux réponses. The tech crowd, toujours disposée à être entertainée, apprécie.

Un démo réussie donc, mais c’étais sans compter le VP Biz Dev de Ask.com, assis juste devant moi, qui n’est pas là pour laisser la soirée déraper : "Howd'you plan to make fucking money, uh ?"

Réponse de KB : on ne sais pas encore trop mais on a envisagé plusieurs solutions. Différents niveaux d’abonnement, permettant pourquoi pas d’utiliser Seesmic sans publicité. Une ouverture à de grands annonceurs type l’Oréal leur permettant de mener des focus groups vidéos à l’échelle mondiale. Enfin, l’application proposée en marque blanche aux portails et annonceurs. Chacun se fera son avis sur ces modèles qui peuvent bien sur encore changer – enfin chez Seesmic manifestement c’est scale and see – et suivant les bons préceptes que j'ai pu glaner dans différentes start-ups auxquelles j'ai donné du temps, je pense que ça se défend.

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Deuxième application Blinkx – un moteur de recherche de vidéos. Société cotée, 200 employés, market cap : $350M. Ce qui vaut le coup, c’est l’explication de leur technologie. Non-geeks : sautez un paragraphe.

Blinkx indexe des vidéos, analyse dans un premier temps le méta-discours (titre, tags, durée, etc.), récupère ensuite le fichier vidéo .flv ou autre format, sépare la bande son des images, effectue une reconnaissance vocale sur la bande son, qui devient du texte et donc des mots-clefs, analyse (plus basiquement) le sens des images, applique sur le tout 4/5 schémas d’association de sens permettant de donner une description cohérente de la vidéo et de cibler efficacement les publicités qui apparaissent dans des bandeaux au moment ou passent les mots-clefs associés (I.e : le mot essence et hop une pub pour Shell). L’indexation et le process ne sont pas fait en temps réel- il faut à Blinkx en moyenne 4 heures pour indexer 1 heure de vidéo. Hébergée, donc.

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Le lendemain, rencontre assez géniale avec Daniel James, CEO de Three Rings. Le goton le plus déjanté de San Francisco dirige d’une main de flibustier son studio de développement, éditeur du hit Puzzle Pirates, un jeu vidéo online sur le modèle free-to-play/objets virtuelsc’est peu dire que j’apprécie la rencontre - au sujet duquel il me révèle quelques chiffres que la décence m’oblige à ne pas révéler mais que je ne suis pas prêt d’oublier. Les bureaux ne sont pas piqués des hannetons (je pronostique également un très fort retour de cette expression) puisque Daniel les a fait redécorer comme l’intérieur du Nautilus de Jules Verne. Pas de photos mais Wired a fait un reportage. L’ambiance est super relax, mellow, laid-back, easy-going et drama-free, à 30/35 employés dans 150 mètres2. Un étage au dessous, la team de Slide.com s’affaire à conquérir changer le monde, compactés et transpirants, à 90 dans la même superficie. On discute des bons plans de la ville et des femelles locales avec une desquelles il est sur le point de s'unir. Je le fais bien rigoler en lui expliquant que so far, celles que j'ai rencontrées soit sont avec le même petit ami depuis l'âge de 13 ans, soit pèsent 140 kilos, soit manquent de vomir si on les touche. On finit sur les galères de VISA pour lui, pour moi, pour ses employés, bref, que tout le monde a, on se challenge sur les opportunités actuelles dans le social gaming free-to-play - intéressant, et on finit sur Burning Man, la grande rave party de 50 000 personnes dans le désert du Nevada. Daniel, qui s'y rend depuis 7 années consécutives, me décrit l'événement comme "l'endroit au monde ou se rejoignent la réalité, Second Life, et un monstrueux jeu de rôle en temps réel." C'est à ce moment précis, je prends la ferme décision d'y aller. Des photos ici.

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Enfin le soir venu, débarque sur le mighty houseboat Hafid, frère de Sophiane et développeur chez Apple de son état, venu prendre un verre et manger les meilleurs œufs brouillés de San Francisco. Résident depuis trois ans, il fait partie de ceux qui sont venus étudier et ne sont pas rentrés, sacrément mellow, laid-back, easy-going et drama-free lui aussi, le Hafid a droppé la voiture pour le shuttle d’Apple, emménagé la première fois à San Francisco avec un Google pré-IPO et me raconte des histoires où Steve Jobs engueule ses employés sur le campus de Cupertino avant de me donner un cours rapide de Ruby On Rails. See you soon for sure.

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A part ça petit ride dans Mission ce matin sur mon phénix, où je suis retourné acheter mes avocats à $0.39 et mangé un tacos légèrement pourri qui m’a gentiment perturbé le biorythme. Retour par Potrero Hill : what a beauty.

Au programme de cette semaine on passe la seconde avec le SNAPSummit - une conférence assez relevée mardi, vers Market St., et qui propose un tarif intitulé "Starving Start-up" aux plus démunis et VCless d’entre-nous ; puis les camarades entrepreneurs Raphaël de Watzatsong et Pascal et Alex de Skaaz/VirtuOz, tous en goguette dans le coin pour chiner des mexicaines et assister à des courses de tricycles, que je dois voir respectivement demain et en fin de semaine prochaine.

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Belle et sauvage, la nature a repris ses droits autour du houseboat.

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Le BallPark, Home of the Giants, sous une perspective nouvelle.

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Une des collines du Sud de Mission.

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Sur place cela ressemblait à une scène de Half-Life 2 - mais plus en photo.