Laissez-moi vous parler d’une nuit magique, sans concession, reposante, profonde et béate. De 21h à 00h.

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A 00h01 l’enfer pénètre dans ma chambre sous la forme d’un moteur d’hydravion que l’on aurait posé à coté de mon oreiller. Je suis projeté de mon lit par la déflagration et, dans un demi-sommeil encore comateux, tente d’enfiler mon caleçon par la tête dans un accès de peur panique, en pensant à ce vieil immeuble qui va bientôt s’écrouler sous les assauts de ce formidable tremblement de terre. Et en effet tout tombe. Les tableaux, la pendule, la lampe de chevet, les tiroirs de la commode. La vibration d’un ghetto-blaster de 4000 Megawatts vient se coucher avec moi et partagera mon lit jusqu’à 2:am. Le jour se lève et il ne reste dans ma chambre que des murs vierges avec des clous plantés dedans.