ESWC 2006 : Souvenirs !
Par Simon le lundi 4 février 2008, 23:47 - General - Lien permanent
Un billet nostalgie puisque Picasa a scanné toutes les photos de mon disque dur ce matin et a fait ressortir quelques… vieilleries.
En l'occurrence des photos de l'ESWC 2006.
Ca n'est pas si loin me direz-vous mais quand je mesure le chemin parcouru en deux ans, ça fait un peu médiéval.
Et quelle histoire cet ESWC. Quand j'y repense, je trouve ça dingue qu'on ait fait ce
qu'on a fait.

Mode souvenir : /on.
A l'époque je travaille encore pour E 1337 SARL, ma petite start-up parisienne à la micro-levée de fonds déjà presque consommée.
En France, Games-Services, l'acteur leader de mon (ex-) secteur d'activité bien confidentiel - les sports électroniques - avec qui nous sommes en discussions depuis déjà longtemps à ce moment là nous propose sa licence NSP (partenaire national) pour organiser les qualifications marocaines de leur compétition internationale.
En effet aucun acteur physique ne s'est déclaré dans ce pays et, grâce à notre plateforme logistique de gestion de tournois, nous sommes en mesure d'organiser les qualifications depuis Paris.
Avides d'un partenariat plus important avec cette société nous
acceptons.

(D'ailleurs ce partenariat ne se fera finalement jamais à mon grand regret
puisque nous avons laissé cette fois-là passer la chance de construire une
league et un réseau social d'envergure mondiale, avec leurs moyens et notre
technologie. A ce moment-là Facebook est encore petit (voire inexistant en
Europe) et Myspace - encore en pleine croissance - n'a jamais vraiment attiré
les gamers. Il y avait donc une énorme opportunité de réseau social couplé à
une plateforme de tournois, avec des pages persos montées en réseau, des pages
d’équipes (on le faisait déjà sur ESFRANCE.net) des incentives pour les tournois, des comptes premiums
et 10 000 autres fonctionnalités photo, vidéo, etc.
Dommage que je n'ait eu que 20 ans à ce moment : même si j'avais la
vision je n'avais pas encore la force de l'imposer. D’autres aujourd'hui
sont en train d’y parvenir et
je ne sais pas si Games-Services refera jamais son retard dans le domaine du social
gaming alors qu’ils réussissent si bien dans leurs activités événementielles –
à une échelle bien moindre c’est un peu comme l’échec de Google et Microsoft face à Myspace et Facebook).
Une vecto que j'avais réalisé pour un
concours organisé par Lam Hua de Monsieurlam.com, blogger de Lafraise.com et speaker des
ESWC - mais ça
c'est beaucoup plus récent.
Bref, l’histoire.
Donc une fois la licence acceptée j’ai le souvenir d’un rétro-planning ultra tendu. D’abord dupliquer et brander la plateforme qui deviendra esmaroc.com, comprendre le pays, la mentalité, le niveau d’équipement des foyers et des cybercafés, compétition online oblige dans un pays par bien des aspect du tiers-monde - Abdelghani notre stagiaire développeur marocain qui nous sauvera la mise plus d’une fois en traduisant des commentaires et des mails en arabe - recherche de sponsors – plus de 150 heures de téléphone à mon actif avec Maroc Telecom, une reco de 90 pages et le Telco de Vivendi qui nous plantera finalement sur un budget à 250k, dans l’année de ses plus gros bénéfices et aussi de l’ouverture de la concurrence au Maroc - trouver des relais sur place, se faire planter par un premier partenaire escroc et mythomane (une sorte d’Arash Derambarsh local) trouver un Taha Benssiba qui deviendra un ami et que je reverrai à Casa 2 ans plus tard – give me a proof of life mate ! - faire organiser les finales locales dans un hôtel du sud à Agadir, et enfin obtenir - objectif du partenariat - une équipe Counter-Strike et un joueur Pro Evolution Soccer officiellement sélectionnés pour la finale à Paris.
Ensuite le rocambolesque continue : on fait venir les joueurs à Paris, problèmes de visas - ça me rappelle quelqu'un ça tiens - intrigue et relationnel auprès des ambassades, ils finissent par arriver à Orly pendant ce temps-là nous sommes physiquement en train d’aider la team Games-Services à monter l’événement à Bercy : 7 jours qui restent un énorme souvenir à dormir 4 heures par nuit avec un Place de Clichy- POPB Bercy quotidien en métro puisque pour ne rien gâcher, on me vole ma moto deux jours avant le début de la compétition.
Puis, passage éclair à Orly, récupérer les joueurs et leur coach, les driver à l’hôtel, retourner à Bercy, participer à l’organisation tout en surveillant les joueurs – des mineurs en plus ! – tout en networkant à fond sur l’événement, les ramener à l'aéroport à la fin des 3 jours de compétition – ils se font sortir au premier tour des poules - avion raté évidemment... non remboursables évidemment... 6000 € de jeté à la poubelle…
Bref des dépenses énormes en temps et en argent pour un événement et un axe de développement pas vraiment cohérent avec nos moyens et notre produit. Et d’ailleurs ça ne loupe pas, les retombées de l'investissement sont nuls en contacts comme en contrats comme en partenariats, aveuglés que nous étions par une collaboration à tout prix avec un acteur dominant.
Et tout ça pour une software company en plus argh ! Bref un épisode complètement débile qui soldera sans qu’on le sache encore vraiment notre activité et qui m’emmènera vers des cieux meilleurs, le CELSA coté scolaire et Skaaz coté professionnel.
Heureusement quelle leçon pour la suite, plus le temps passe sur ces événements et plus je prends la mesure de ce qu’ils m’ont apporté.
Quelques photos pour finir :
La team marocaine qu'on fait se déplacer
depuis Rabat et qui se fait sortir de la compétition en même pas une
demi-journée.
Toff. ex-partner and friend, so long
dude, call the day you're ready.
Toff., Gregorio de Games-Services et
moi-même dans l'ordre d'apparition inversé de l'ordre d'énonciation mais on ne
se met pas en premier, c'est malpoli !
That's enough ! Mode souvenirs : /off.


Commentaires
Haaa, toute une époque (épique quoique opaque, eût égard au 2 années d'écart).
G'day mate! (Aussie accent powered)
Je viens de te laisser un msg, avant de lire ce post (*véridique*) ; tombé sur ton blog que je découvre via un lien sur erepublik (http://www.erepublik.com/blog/?cat=...), la même conclusion s'impose à moi : Que de chemin parcouru !
Et comme tu sais que "Ce n'est pas le chemin qui est difficile, mais le difficile qui est chemin", je dirai, en conclusion, que nous avons bien cheminé :o)