Le prochain Battlefield d'Electronic Arts sera gratuit et distribué sur Internet à une cible la plus large possible.

Plutôt que de faire payer le jeu, de nouvelles voies de monétisation seront expérimentées :

Rather than being sold at retail, the game is meant to generate revenue through advertising and small in-game transactions that allow players to spend a few dollars on new outfits, weapons and other virtual gear.

Un modèle économique donc, basé sur la vente d'objets virtuels non-déséquilibrants puisqu'uniquement décoratif.

(Note. Notion à approfondir : implications entre d'un coté des features virtuelles déséquilibrantes - Ogame - Versus. émotionnelles - Battlefield & Co. // mettre à plat forces et faiblesses, avantages et dangers)

EA avait déjà expérimenté un tel modèle économique avec FIFA Soccer en Corée. Selon Gerhard Florin, VP EMEA, cette version online & gratuite avait totalisé 5 millions de joueurs pour $1million/mensuel en "in-game sales".

Ben Cousins de DICE (le studio qui développe BF pour EA) déclare que 95% des joueurs n'achèteront pas, mais, rajoute, Gerhard Florin, la minorité de joueurs qui consommera dépensera de $15 à $20/mensuel ($20 qui semble confirmer les chiffres du CES).

Donc un 5% de taux de conversion moyen.

Si on applique ces stats à FIFA, un rapide calcul "optimiste" nous donne : 5% de 5 millions = 250 000 membres, à $1M/mois, on obtient un panier moyen à $4. Moins bien donc.

N'ayant testé malheureusement aucun des deux jeux je ne peux pas dire si c'est une question d'usages ou si c'est la faute de la mise en scène des objets virtuels.

Bref ça s'enclenche de plus en plus. Toute l'industrie de l'Entertainment est en train de tourner vers ce nouveau modèle économique. La question que je me pose : ce qui marche si bien en Asie marchera-t-il de manière aussi viable en Amérique/Europe ? Un cas comme Stardoll n'est pas nécessairement une preuve considérant la particularité de l'audience et l'irrationnalité du comportement féminin face à la consommation.

Alerté par, eux-même informés par et par.