Thierry a réalisé cette interview de moi à la conférence LeWeb3.

D'abord je fais des phrases trop longues. Enfin je trouve. Pour le porte-parole d'une start-up, avoir un micro tendu est une sorte de chance inespérée. On veut tout dire, le produit, les différenciations, qui on est, ce qu'on a fait, ce qu'on veut faire, etc. FOR CHRIST SAKE THINK APPLE MAN. Quand c'est Thierry Bézier ça va encore. Le mec est un spécialiste. Il sait de quoi il parle. On est entre spécialistes, et donc ça passe. Et pour cause, moi qui déteste me regarder à l'écran, je trouve la vidéo pas trop mal. Deux heures plus tard au cours de la même conférence, je me retrouve devant la caméra de France24 et là, catastrophe, le schisme mental a réaliser pour passer d'un interlocteur comme Thierry à une audience grand public internationale est trop grand à réaliser, je m'embrouille, je bégaye, je réponds à coté de la plaque et les yeux de merlan frit de l'adorable journaliste ne m'aident pas. Bref comme dirait élégamment un stArk après deux bières, je me chibre sévère. Résultat, coupé au montage. La leçon ? Si vous en avez les moyens, engagez une agence RP pour buzzer votre start-up. A un moment donné, à trop mixer business development & PR, on fait tout mal et rien de bien. Surtout dans des atmosphère sous pression comme Leweb3.

Ensuite, j'ai toujours une peur latente, viscérale, écrasante. Paraître prétentieux. A trop aimer mon métier et mon secteur d'activité je deviens vite radieux, rayonnant, fais des grandes phrases et m'emballe. Résultat : mais c'est quoi ce roquet arrogant et mal rasé ? Ma soeur me dit que pas du tout. Alors je la crois.