Après une première journée à New York City je me rends compte dans quel
environnement phénoménalement aliénant je vis depuis 6 mois. Enfin, de la
chaleur. Beaucoup de chaleur. Et des femmes. Beaucoup de femmes. Et avec en
plus, une vraie value proposition. Je fais mon break de lesbiennes
pour au moins 6 jours. De la straight, motherfucker, quel bonheur.
J’avais presque oublié que ça existait.
A part ça l’atavisme du parisien réactivé comme à distance par des
chauffeurs de taxis omniprésents et désagréables est bien là. Je fends la ville
d'un pas sec et rapide, slalome entre la foule, double les files d’attentes
quand je peux, et bien entendu, si l’occasion se présente, bouscule une petite
vieille dans le dos qui ne marcherait pas suffisamment vite.
Pour une première vraie visite je ne suis étrangement pas surpris, même si
très agréablement surpris. Entendez que tout ça me semble finalement assez
familier. Eh, c’est l’Amérique. Mais c’est sympa, je comprends pourquoi on
tombe amoureux de cette ville depuis des générations. D’ailleurs si je me
réinstalle aux US, ça sera ici. Au moins un temps, avant de repartir West
Coast. Je fais plein de plans ces temps-ci.
Passage par Ground Zero, moment assez spécial. Se dire que deux
avions comme celui dans lequel j'étais hier, bourrés à craquer de braves gens
comme moi et toi, se sont plantés dans deux tours comme celle qui est là juste
à coté, à cause d'un Mollah comme...euh...et qu'elles se sont en suite
écroulées le tout en plein centre de Manhattan est assez incroyable, même si
cliniquement parlant, le nombre final de victimes est bien moins élevé que des
centaines d'autres drames dont on ne parle jamais.
A part ça, la ville est littéralement prise d’assaut par nos compatriotes.
Prenez Londres mixez avec San Francisco saupoudrez de Marrakech et vous avez
New York époque "dollar faible" avec du « bah aloreuh, tu viens ou
quoi ? » ou du « mais non j’te dis, c’est pas la bonne
direction » à tous les coins de rue.
Bande de motherfuckers.
Plus demain.