Sur les Objets Virtuels... E-business. Design. Ideas.

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mercredi 16 avril 2008

Venez bosser à SF !


Cretivefeed_coordonnees.png

Un poste de Interactive Project Manager vient de s'ouvrir à CreativeFeed San Francisco, read this :

Like making a big difference? ...being needed? ...making it all look easy? Love the sense of pride that comes with launching complex digital projects with short timelines?

We’re a marketing agency and digital development studio in SF. And we’re growing.

We need a SF-based Interactive Project Manager to join our team, to take ownership of the development of a multi-store food retailer web site and the implementation of a multi-dimensional digital content strategy.

The environment in SF is very friendly but intense – we have fun.

If you are the queen or king of make-it-happen, have an impressive list of people in digital marketing/advertising to recommend you, and have worked at a digital agency (a must), we want to hear from you.

Must-haves: Extensive online marketing and retail site project management experience (writing functional specs, SOW, Gant chart schedules, etc.).

Convince us with a cover letter and resume – you’ll love that feeling of being needed, appreciated, and making a huge difference in a creative and entrepreneurial environment.

-

Je connais déjà les bons restau's ; qui me rejoint ?

Faites circuler aux personnes intéressées si vous en connaissez =)

Meet the Beast, Episode 2

raleight_76_super.jpg
(...)

Ainsi (ré-) équipé mon bonheur devrait être parfait, mais voilà...

La phase de cautérisation est terminée et le verdict est sans appel.

La cicatrice est sur la face inférieure du menton, à l'endroit très exact où la barbe est la plus drue. Résultat : on ne la voit strictement pas.

God.. DAMN IT !

(..)

Nouvel objectif : placer la prochaine plaie entre la fossette et la lèvre inférieure, sur la face visible du visage.

Idée maline #1 : dévisser un maximum de boulons sur le nouveau véhicule.

Idée maline #2 : garder en permanence une lame de rasoir scotchée sur le menton à l'endroit voulu.

Idée maline #3 : rouler à gauche.

(..)

Des nouvelles... très bientôt.

lundi 14 avril 2008

De la laideur des bouledogues nains et autres réjouissances

Navré de si peu vous entertainer ces jours-ci. La combinaison de pas mal de boulot la semaine avec un temps extraordinaire ce week-end avec un gros extra de traduction français > anglais pour un prix très correct dépanner un camarade avec une belle virée nocturne entamée vendredi soir et achevée samedi après-midi avec une recherche active de mon nouveau vélo m'ont fatalement laissé peu de temps pour blogguer.

Alors réparons.

chuckit-lg.jpg
Tout commence par un dimanche calme et studieux. C'est à dire aujourd'hui, et le plus grand effort physique que je produis de la journée est d'aller me chercher un Small Philarmonic with cream and sugar please au Phil's Coffe du coin, juste à coté de la Caltrain Station. L'effort ici est plutôt intellectuel puisque les employés de ce Phil's Coffe sont tout simplement l'épreuve finale avant la naturalisation. Le petit rasta blanc notamment, qui moud la graine que la grande blonde féconde ensuite d'eau bouillante, parle un américain qui sonne comme une ampoule qu'on dévisse et devait travailler avant à Ellis Island avant d'être enregistré une dernière fois et remplacé par un ordinateur.

Pour m’y rendre je traverse le petit parc impeccablement entretenu de Mission Creek Marina. Plus qu’un parc d’ailleurs, c’est ce que les autochtones appellent un dog area, constamment parcouru par des maîtres et leurs chiens, surgis de nulle part ou désertant l’endroit comme par magie, tous équipés de cet accessoire incroyablement américain : le Ball Launcher - sorte de longue louche en plastique souple doublement pratique pour se saisir sans se souiller d’une balle de tennis pleine de bave et la renvoyer au loin sans se fatiguer, en profitant de l’effet de levier que procure l’ustensile.

Je me réjouis d’ailleurs systématiquement à chaque apparition d’un de ces Ball Launcher en pensant que, quel part dans le monde, très probablement sur une île tropicale, au bar d’un hôtel de luxe, un américain ivre au mort explique fièrement à une de ses conquêtes the ball launcher baby ? yeah, tha’ was me !

Sur le chemin du retour, je croise une promeneuse ipodisée. La belle est assortie d’un bouledogue d’une mocheté tout à fait surprenante. Je connaissais la laideur de ces chiens mais celui-ci a manifestement bénéficié d’un petit extra, une sorte de sur-customisation à l’assemblage. Sans doute un mécano zélé. Remarquez la vie est juste : ça n’arrive pas qu’aux chiens. Dans ce genre de cas on dit d’ailleurs "oui mais il doit être très intelligent". En l’occurrence je n’ai pas eu le temps d’en savoir plus. Ah et j’allais oublier : moche, et bien sur, nain, le bouledogue.

La bête est donc là, devant moi, et, avec son faciès de pneu à plat et ses yeux de reptile malade, ressemble au croisement entre un python astigmate et - le mot est lâché - un formidable trou-du-cul extrêmement mal entretenu.

Je suis donc là, dans mon petit parc, le souffle proprement coupé par la vision qui s’offre à moi et fixe la créature quelques instants qui elle-même se fige et me fixe.

Le temps se suspend quelques secondes pendant que je fais face à l’Abominable. Sa gueule est toujours imperturbable et parait simplement se gonfler légèrement au rythme de sa respiration. Sa maîtresse, impavide, qui marchait quelques mètres en retrait, arrive à son niveau et enroule soudainement plusieurs mètres de sa laisse. Pendant que le visage du bouledogue ne bouge pas d’un cil, le mécanisme produit un sifflement sourd et menaçant dont je ne parviens pas à identifier la provenance.

Pas encore très bien réveillé je pousse une sorte de grognement mauvais face à ce bouledogue qui me fixe et qui siffle comme un cobra sur le point d’attaquer.

J’agite mes bras un peu vainement et recule vaillamment d’un pas. L’ipod me remarque subitement, me dévisage, et, faisant un lien rapide entre son cher animal et ma mine un peu déconfite, me lâche un regard atterré qui veut dire en substance "You really don’t understand Art - don’t you mother fucker ?".

Well, emmm..

Et je regagne le houseboat.

jeudi 10 avril 2008

Acknowledgements

Yey ! Alltop.com, l'agrégateur éditorialisé de Guy Kawasaki dont personne ne sait trop quoi penser vient d'ouvrir virtual.alltop.com

And I'm in the Acknowledgements section !

virtualltop.jpg

OK OK on est d'accord, ça ne me fera pas manger mais, hé, on a bien le droit de jouer non ?!

Geek hang out (OUT!)

SF Newtech hier soir(YEY!), quelques démos marrantes(LOL!), quelques stars Kevin Rose(WOW!) et Pete Cashmore(WAW!), Jeff le manager US de Zilok(HUGH!) et Aya(YA!) une parisienne polono-japonaise(UHH?). Regardez la démo de Pleo(CUTE!), un objet aussi virtuel que réel !(WOA!).

blabla descriptif


Ok j'ai menti !(BOOUHH!)

mercredi 9 avril 2008

Houseboatwarming Brunch (!)

brunbch_houseboat.jpg
THIS IS HOW WE DO !

mardi 8 avril 2008

You are now following yourself on your blog (oh... really ?)

Cette semaine a recommencé étrangement… Au fur et à mesure que les effets du tetanus shot se dissipent dans mon organisme encore un peu courbaturé s’installe une lassitude diffuse. Un re-ralentissement de la vie que j‘attribue à mon non-vélo. Une dialectique professionnelle particulière. Un flou. J’ai fait la cuisine et foiré ma recette. Encore. Il manque quelque chose là… Quoi ?

(…)

Presque 5 semaines déjà… Six ?

(…)

Les objets virtuels reviennent bientôt. Pas mal travaillé, des idées, plein de nouvelles idées, des découvertes, des articles qui s’empilent, des fait durs à vérifier. Mais ça vient. Quelques case-study intéressants aussi. L’envie de lancer un truc en ce moment, une idée de business plutôt marrante et persistante !

(…)

Et...Gonzales ! :

blabla descriptif

Les networks de geeks à l'épreuve de la relativité

Toujours les bassines d’eau froide, tiède, et chaude. Toujours.

Marrant comme les choses vous passent.

J’en ai sur-consommé, m’en suis gavé, m’en suis dégoûté. Enfin… pas tout à fait heureusement.

Ah oui…quoi ? Les networks 2.0 Ici, c’est 10/15 par semaine. Y’a presque que ça. Je pourrai m’en faire des semaines entières. Du coup, je me modère. Un mineur par semaine max, et un ou deux gros par mois. Sauf urgence évidemment, ou événement majeur, et dans ce cas, on peut toujours se négocier une petite dérogation. Evidemment.

D'ailleurs demain, SF Newtech, pour aller voir Zilok.

events_sf.jpg Yahoo Events - vous friendez Robert Scoble - pas dur - et ça vous donne la liste de tous les networks intéressant. Et oui... Yahoo Events, qui l'aurait cru. C'est aussi ça les US. Genre, AIM... Le dynamisme de la Vallée, l'inertie d'un énorme marché (et je fais des rimes en plus...)

samedi 5 avril 2008

Rider of the Last Arrh

Aujourd’hui quel joie, ah vraiment mes amis, quel cadeau ! Comme un gosse avec sa nouvelle fusée en plastique tiens, je n’en finis plus de l'effleurer, de la regarder dans tous les sens, sous tous les angles. J’en rêvais depuis des années, je la voulais, je l’espérais ! J’en ai tenté des trucs. Des chutes en moto jusqu’aux cours ultraviolents de Kyokushin. Mais manque de pot ça tombait toujours à coté : l’arcade, le genou, les côtes. Bien amochés, mais toujours à coté.

indiana-jones.jpg
Mais aujourd’hui ça y est, je l’ai, elle est là. Profonde, racée, prétentieuse presque, violacée et encore gorgée de fils noirs : ma super nouvelle Balafre sur le menton !

Comme Indiana Jones ! Attention les filles, me voilà, youhhoouuu, le rouquin ténébreux, and now Balafré ! Un coup unique ! La vie est courte ! Profitez-en ! Yallaaahhh..!!!!

Bon. Sur le moment je faisais moins le malin.

La gueule en sang, écrasée sur le bitume, convaincu de m’être déplacé une cervicale, certain de m’être cassé la main. Et mes dents, putain mes dents, merde… La vue troublée, encore stupéfait, allongé sur la chaussée avec le sang qui me coule dans le cou je me passe le bout de la langue sur les deux arcs. Pas de contact coupant. Pas de trou. Pas de petit bout qui traîne ni même de miettes d’émail. Ouf... Toujours ça prisenfin, de conservé.

Un beau vol plané de trois mètres et un atterrissage impeccable de tout le poids de l’appareil, sur l’arrête inférieure gauche du menton, très légèrement sur le coté gauche. Moderne et Baroque à la fois.

Deuxième chaleur floue. Mes papiers. Mes papiers sont à San Francisco. Je suis à San Mateo. Ils vont me soigner ? M’achever façon canasson ? Attends j’ai combien sur mon compte là ? J’ai des chèques ? Je peux faire un chèque en bois, non ? Négocier un peu, merde. J’ai juste ma CB française. Et quelques biffetons putain. Il va peut-être me manquer un peu de pognon. Ils me soignent si j’ai pas le compte ? Merde, merde, merde. Je suis dans la merde là non ? J’aurais pas du aller voir Sicko de Michael Moore. La scène où il refoulent ce homeless de cette clinique, parce qu’il a pas les moyens… Mon assurance, elle est bonne au moins ? On va le savoir. Putain c’est profond là. Ah oui ça pisse bien. Ca brûle même. Il va me falloir des points, des stitches comme ils disent, comme c'est mignon… Et ma main ? Ma main, bon, si il faut opérer, je sais pas, je prendrai l’avion, on se fera ça tranquille à Paris, au calme...

bicycle_accident.jpg
Mais pendant que, toujours allongé sur la chaussée, je recense fiévreusement tous les moyens de paiement à ma disposition en cas d'addition à $1000 le point de suture, une première excitée s'est précipitée sur la scène du crime :

"Sir ! Sir ! Yaaaahhrrr are yoouuu allraaaïïït ??? A call ambulance raaïïght ? A call, it’s thousand dollars sir, just thousand dollars, a call ambulance raaïïght ? Ok Sir ? Got insurance paper sir ? Aaaahrr, a call ambulance, just thousand dollars, sir, a call a call sir.... raaïïght"

Dans un effort désespéré pour m'économiser de quoi payer un point de suture de plus - on sait jamais - je temporise la mormone cocaïnée :

WAIT A SECOND MOTHER FUCKER !

Et bien m’en prend. Juste après ce gros trou d’air, la chance revient.

Coup sur coup deux pompiers et une infirmière à la retraite apparaissent dans mon champ de vision verticalisé, où n'apparaissaient jusqu’à présent que le ciel, une coulée de sang, deux sapins et une tarée. Après que les deux premiers m’aient promptement momifié le bas du visage, la seconde me charge dans son pick-up direction les urgences de la ville. Où elle a travaillé, m’explique-t-elle.

Pas mal l’ancienne infirmière d’ailleurs. The perfect MILF. Cinquantaine sportive, belle gueule fine et carrée, un peu arrogante dans son SUV Toyota dont le marketing code est Domination. Ca veut pas s'accoupler avec Indiana Jones encore sanguinolent ? Toujours une bonne histoire à raconter aux copines, non ? Bref j’aurais bien fait durer le voyage un peu plus, le temps de sortir mon fouet à la recherche de l’Arche Perdue. Mais… mais je sens qu’on va manquer de temps.

Elle me drope et redémarre sans me faire un petit Kiss of Death. Dommage. Je fais désormais face à mon Destin. Combien ça va me coûter ? Je me barre ? Je me fais vraiment soigner ici ?

Oui bon allez, j’y vais. Ca vaudra toujours mieux que de claquer d’une septicémie pendant le rapatriement. J’hypothéquerai le houseboat... Je vendrai un rein. D’ailleurs ils peuvent le prendre en échange sur place non ? Un qui me recoud le menton, l'autre qui m'accouche mon rein, on referme tout avec le même fil, économie de temps, économie de moyens, pas con le plan non ? J’ai une sœur sinon, super qualité, pas chère, la marchandise est à enlever à Paris. L’argent ça se trouve. On s’arrangera. Tant qu’on a la santé.

Bon donc je rentre. Le check-in est un peu chaotique mais enfin, ils ont l’air de bien vouloir m’accepter. Sympa les mec, merci, je vous revaudrai ça. Passez prendre une bière dimanche sur le Houseboat, ça me fera plaisir.

Une fois dans l’emergency room tout s’accélère. A poil. Signature. Désinfection. Signature. Quintuple injection anesthétique dans le menton. Signature. X-rays. Signature. Tetanos shot. Signature. Ok buddy, hand not broken. OUF ! Signature. Voile blanc, fils, aiguille, stitches. Signature. Re-momification du menton. Watch out for infection ok ? Euhh.. will do, sure ma’am. Signature. Ok you clear, you can go, bye.

Euh…

Je comprends pas bien là. Je repasse pas signer un dernier truc ? Le dernier papier où les caractères sont tout petits ? Je peux vraiment y aller ? Attendez vous êtes surs… quoi elle vous plait pas ma sœur ? Mon rein ? Une reconnaissance de dette ? Non sérieux rien ? Juste mon nom et mon adresse ? Vous avez même pas mon Social Security Number. Ah… Ok…. Euhhh, elle est où l’arnaque là ? Bon les apothicaires, crachez-là votre Valda. Vous m’avez injecté un truc c’est ça ? Reviens pas payer gamin, et tu rendras gorge dans d’atroces souffrances, hein ? C'est ça hein ?

Semblerait que non. D’ailleurs quelques coups de fil plus tard j'en suis à $50 de franchise et la facture à re-router vers le centre de traitement de mon assurance. Woaw. Cool. Et avec ça, une super nouvelle Balafre. Comme Indie. Yeah. Arrhhhhhhh! Où sont les femelles indigènes, que j’en viole une demi-douzaine !

L'épisode aurait pu s'arrêter là. Gentiment. Juste avant la scène où j'empoigne une première squaw par la crinière en lui chantant Douce France...

Sauf que malheureusement comme dans toute bonne prod’ hollywoodienne qui se respecte, quand le héros s’en sort sans frais, c’est que le second rôle a dégusté.

Et là, c’est le cas...

Quelques minutes plus tard, marchant en sens inverse pour rejoindre le lieu du crime, j’y retrouve mon triste compagnon. Le malheureux est proprement… démembré. Fourche voilée, pneus explosés, engrenages tordus, freins cassés, cadre froissé, câbles arrachés... Lentement, me courbe, le cœur empli d’émotion. Non...Pas toi…Ah... Dans un souffle crispé, le malheureux expire ses dernières volontés, courageusement retenues jusqu’à mon retour. Il est déjà froid comme la mort, et, dans ses yeux hagards dont la pupille achève de se dilater, je vois passer, patient et implacable, le voile blanc de l’Au-Delà. Pour lui, c’est la fin du voyage.

Frissonnant du serment que je contracte au moment même, je promets de veiller sur sa femme et d’élever ses enfants comme les miens. Il me regarde doucement, et, dans un sanglot, m’avoue son amour homosexuel. Me parle tendrement de mes petites fesses, qu’il a bien connues, et qui vont bien lui manquer. Je lui dit « chut », ne dis rien. Va, ami. Et à bientôt, à très bientôt.

vendredi 4 avril 2008

Digressions sur la Langue...

Aahh la Langue...

J’ai quelques états d’âmes ces jours-ci sur ce formidable, au choix : Vecteur d’Humanité ou Barrière Culturelle Ultime (grandiloquence nous voilà). Au fur et à mesure que mon anglais s’améliore et s’enrichit, je tâche de continuer à pratiquer mon français du mieux que je peux, tout en n’en désespérant pas moins néanmoins de mettre un jour les deux au même niveau.

(...)

babel1997.jpg

(...)

En amitié, avoir une même langue maternelle en partage est facteur décisif. Positivement ou négativement d’ailleurs. A l’étranger cependant, la loi de la relativité s’applique. Face à la langue ambiante, les particules satellites ont tendances à s’accrocher suivant des règles inversées. Là où dans leur pays natal la langue opérerait comme un critère de sélection, elle devient à l’étranger un critère de regroupement. Et l’on voit des personnes se lier d’amitié de manière assez inattendue par le seul fait de la langue. Dans un mouvement défensif face au milieu relevant d’un instinct quasi grégaire...

(...)

Laissez-moi vous raconter la seule bonne blague américaine que je connaisse :

- What do you call someone who speaks 3 languages ? - Trilingual !

- What do you call someone who speaks 2 languages ? - Bilingual !

- What do you call someone who speaks 1 language ? - American !

Ca ne les fait pas marrer du tout.

(...)

D’un autre coté, en surfant rapidement sur tout un tas de considérations socioculturelles, quel sentiment grisant que de communiquer aussi aisément avec tous les internationaux que je rencontre, grâce à notre langue commune l’Anglais. Colombiens, Allemands, Danois, Suédois, Taïwanais. On se comprend !

Mais c'est à ce moment que vient La Question.

Utopique. Etouffante. Abyssale.

Que serait un monde ou tout le monde parlerait la même langue ?

Et pas seulement les privilégiés ?

Hein ?

Enfin...

(...)

Et donc me voilà, à mi-chemin entre réflexion babélienne et semi-regrets esperantiens... Une donnée constante néanmoins, et qui ne cesse de m'émerveiller : l’incroyable réussite de l’enseignement de l’Anglais dans les pays d’Europe du Nord. Suède, Finlande, Norvège, Danemark. L'Allemagne aussi... Ils ne parlent pas bien anglais : ils parlent anglais.

Je ne sais pas comment est fait leur modèle mais il serait grand temps de s’en inspirer (ah ça y est, MÔnsieur l’Américain se met à donner des leçons) et de rendre un grand service aux futures générations de petits morveux français. En guise de comparaison, un Executive français, 2 ans à Berkeley + 3 ans de vie active ici, parle moins bien qu’un Suédois de 19 ans...

(...)

Food for thoughts...

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