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vendredi 2 mai 2008

Ma madeleine en métal rouillé

Je ne sais plus très bien par quel hasard je retombe ce soir sur la fiche Wikipedia du groupe Ace of Base.

aceofbase.jpg
Le tout premier CD de ma vie.

On est en… 1995. 1996 ? A cette époque l’an 2000 est encore un spectre aussi menaçant que lointain pour le commun des mortels mais déjà, tout bon geek 1.0 qui se respecte vit sous l’empire tétanisant du upcoming « Bogue » magistral et de la grande remise à zéro des compteurs supposée s’ensuivre.

Pas de grand discours pour évoquer le temps qui passe atrocement vite mais deux images ressurgies.

On est à l’Ile de Ré. Dans une maison percluse de moisissures, chauffée au bois, j’ai…12, 13 ans ? Je sais plus trop. Ce que je sais c’est que j’ai reçu ce CD d’Ace of Base, un autre d’un truc qui devait s’appeler East 17 (Séveunetiin) et un autre… ?

Je suis donc là, dans ma chambre de cette petite maison sur l'Atlantique.

Entre mon matelas et mon sommier repose un long coutelas rouillé, fabriqué avec un bout de tôle rémoulé à la va-vite - de rage, parce que mon père m’avait confisqué ma machette de retour de Tobago - emmanché dans une pièce de teck mal dégrossie.

J’ai dormi avec ce coutelas pendant plus de 11 ans. Pour parer à toute attaque de Ninjas. Si mes parents qui venaient – à cette époque là encore m’embrasser tendrement – avaient su les risques qu’ils courraient !

Aussi l’étagère en bambou. Au bout de mon lit. Sur le troisième étage, ma chaîne stéréo que je n’ai pas le droit d’écouter passé 22h. Un vieux lacet qui serpente entre les barreaux, fixé à l’aide d’un trombone au bouton Radio / CD / Off une fois actionné d’un coup sec me permet de faire taire à distance - les télécommandes arriveront quelques années plus tard - la chaîne au moindre bruit de pas dans le escalier…

Quand je vous dit que tout ça me semble lointain... je ne sais pas si les mots suffisent pour exprimer à quel point.

(...)

Il est 9:04 pm à San Francisco, je suis attablé dans le salon après deux Full Sail Pale Ale et deux barquettes de Sushis concombre et thon/avocat de chez Whole Foods, je suis lessivé mais je vais sortir quand même car j'ai bien l'impression que la vie est très courte.

lundi 28 avril 2008

Mettez du Super dans votre Moteur et des Hormones dans vos Testicules

Une question me taraude que je vais vous poser.

viande_hormones.jpg
Contexte :

La viande ici – contrairement à la bière - est très peu chère. Et servie copieusement.

En grand fan de grillades bien saignantes aux pommes de terres et moutarde "en bord d’assiette" (dédicace spéciale à mon camarade Clément "Il n’y a que Maille qui m’aille" Lescou, récemment Nestlétisé) je me fais des petits plaisirs du genre un kilo et demi de rumsteck ou deux kilos de cœur de filet à la poêle ardente, le tout servi avec une noix de beurre et une demi-patate pour la déco.

Fait alarmant n°1 :

Ma camarade Anna de retour d’un road trip dans les terres me ramène le récit d’un élevage de bovins qu’elle surnomme "cow-schwitz."

Fait alarmant n°2 :

Ma camarade Sarah venue de New-York m’apprend avoir arrêté la viande car, déclare-elle, "avec toutes les hormones qu’il y a dedans, mes seins avaient commencé à grossir".

Question :

Bien que consommant des hormones de croissance, sur une base régulière donc, la taille de mes testicules n’a toujours pas augmenté.

Devrais-je donc selon vous : renoncer et préserver mon organisme au détriment d’une augmentation substantielle de mon sex-appeal OU BIEN accentuer la cadence et passer aux blancs de poulets de 800 grammes ?

dimanche 27 avril 2008

Whip it !

Mercredi au Bike Shop (mon deuxième chez-moi).

On devise devis avec Davis (véridique) mon nouveau copain mécanicien rasta prognate et honnête qui a du se faire enlever une partie des intestins tellement il refoule (ils l'appellent le tue-mouches au Bike Shop) mais moi je l'aime bien, même si je m'arrange toujours pour garder mon vélo entre lui et moi quand on se parle - bref on discute de mon nouveau Raleigh Super Course.

Soudainement sur les ondes passe un titre que je reconnais pour l'avoir entendu un dimanche après-midi magique à Castro, lorsqu'intégré dans un groupe d'une dizaine de cyclistes hilares je suivais la trace d'un tricycle géant équipé de deux haut-parleurs parcourant la ville en musique. Shit man wha’the hell’s that track need the name of the band !! m’exclame-je en lui agrippant le bras.

Il s’arrête un instant, me regarde et part d’un rire formidable :

MWAHAHA THIS IS DEVO MOTHERFUCKER !

C'MON WHIP THAT ASS !

blabla descriptif


It’s not too late to whip it,
Whip it good.

Tout San Francisco dans un seul morceau!

Allez je vous en met un petit deuxième ; leur remix des Stone. Pas piqué des hannetons non plus :

blabla descriptif


samedi 26 avril 2008

Cons de français tiens!

Ahoy Sailors !

So here's the question. When am I switchin' this blog to english, uh ?

I’ve been thinking about it for quite a while now - timing’s probably not right though but prepare yourselfs folks. You may one day load this page and find it written in a whole new language : english ! Yey!

Actually those of you following me closely know that I already microblog hecticly in english over our favorite social microapp, namely, Twitter, yey! You can follow my updates HERE. Don’t expect litterature though. It definitly aint. =)

Well, allez, let’s go, un peu de français!

simon_njetvibes.jpg Netvibes party. Sixième Corona. J'aide le comptoir à rester debout

Les français puisqu'on en parle

Ils sont partout ici. Pire que Londres. Partout. Dans les rues dans les parcs dans les restaus. Sans vous parler de la soirée Netvibes cette semaine, où le quota au mètre/carré explosait littéralement. Cons de français tiens!

J’en croise minimum un par jour. Quand c’est pas une troupe entière. Impossible de leur échapper. Quoique… Maintenant avec une Corona et le nez un peu bouché, je sais vraiment bien imiter l’Américain et passer inaperçu. Le secret ? Tout faire avec la langue. Positionnez votre bouche mi-close et fixement. Produisez un son vibrant et continu en poussant sur vos sinus comme si vous vouliez vous moucher sans les mains et modulez l’onde très légèrement avec la langue sur une fréquence extrêmement rapide. Usez d’un maximum d’onomatopées. Enfin, utilisez les expressions locales sur lesquelles vous mettrez l’accent notamment « you guys » et « tough » en fin de phrases voire « hella’quelquechose » : hella’cool, hella’cold, hella’fucking sweet - ce dernier gimmick bien que redoutablement efficace demande néanmoins un entraînement spécifique - et qui seront vos meilleures armes pour mettre à l’épreuve la sagacité de vos chers compatriotes. Your turn!

Ah les Parigots...têtes de veaux!

Toujours marrant d’en voir débarquer certains, souvent des mecs qui bossent dans le Web avec toute l’arrogance du « Moi je viens à San Francico tu comprends coco », venus ici pour communier avec l’Eldorado du Web et échouant dans une ville de camés, de freaks et de homeless. Débarqués directement de la capitale avec tout le carcan qui va avec, on les voit déambuler stricts et droits, le port altier mis à mal par l’environnement et ne comprenant strictement rien à ce qui se passe autour d’eux, en proie à une féroce lutte intérieure pour garder contenance. (Bon ça me rappelle un mec deux mois plus tôt cela dit...ahemmrr...).

Certains d’entre eux néanmoins, après quelques échanges vous déclarent fièrement qu’ils sont là depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Pour ceux-là malheureusement, je crois qu’il n’y a rien à faire.

matthieu.jpg Un cliché rare du Buonomo dans son environnement naturel.

Et puis parfois y’en a des sympa! Le Buonomo par exemple! (Qui veut dire Bon Homme et se prononce à l'italienne, pas à l'africaine) Un bon vrai tekos sorti d’Epitech, geek comme je les aime et qui effectue son stage de fin d’études dans le hotspot de l’innovation de la Vallée j’ai nommé : Orange Labs. Regardez moi comme il à l’air heureux sur cette photo. Un superbe PC dans les mains (il voue évidemment une haine viscérale aux Macs ainsi qu'aux Macusers) accroupis près des prises dans les allées du Web2Expo où je l’avais rejoint en fin de journée pour aller ensuite se faire un Indien (un restau) mémorable et nous diriger en groupe vers la party susmentionnée. Vous pouvez suivre la bête sur son blog ou plus simplement son Twitter.

mercredi 23 avril 2008

L'Arithmétique des Battes

Ai-je mentionné mon récent passage au Ballpark Home of the Giants ?

Non hein !

Alors le Baseball aux US voici comment ça se passe, sortez vos calculettes !

Einstein.jpg

  • Exercice 1.

Sachant que 99% des actions se passent dans le coin A du quadrilatère B, que le prix d’une place dans le périmètre Y=r10m du coin A est inversement proportionnel au prix d’une place dans le périmètre Y’=r10m du coin A’ et que la place du petit Simon lui a coûté 6.2927 € nets convertis en devise locale au taux de change du 16/04/08, calculez la dépense totale de la soirée majorée du prix de 2 bières de 33cl à $ 9.5 chacune, et exprimez-la en Yens Anciens.

  • Exercice 2.

Si l’on exprime la durée d du divertissement Di procuré par la place P à 6.2927 €, sachant que le Baseball partage avec le Surf l’équation 99% d’attente At contre 1% d’action Ac (exprimé en divertissement Di en utilisant la loi Di=(Ac+applaudissements+bières), sachant également que 1% d’action Ac s'exprime dans la zone A du quadrilatère B dans laquelle il ne se trouve pas et que la durée moyenne d’un match de Baseball est d’environ 200 minutes, exprimez - en vous aidant au besoin de la loi de l’Emmerdement Maximum et de ses corollaires – la durée, arrondie à la décimale supérieure pendant laquelle le petit Simon s’est fait chier à mourir.

  • Exercice 3.

En vous aidant des énoncés ci-dessus et de vos propres conclusions, vous utiliserez la loi des Probabilités pour calculer et exprimer, en arrondissant à la décennie supérieure, la prochaine échéance à laquelle le petit Simon retournera assister à un match de Baseball.

ballpark1.jpg

ballpark2.jpg

ballpark3.jpg

Ah, et : non.

Il n'y a pas de contrepétrie dans le titre, j'ai bien cherché.

lundi 21 avril 2008

Wrap-up dominical

nakedass.jpg

Et pour le reste, here's the wrap-up : Sarah et Emilie les deux copines new-yorkaises en goguette à San Francisco que je balade ce week-end - un meeting très sympa au Vitale avec Alexis Bonte le CEO de Erepublik dont j’avais déjà parlé ici – une assemblée générale à main levée de la Mission Creek Marina Association ambiance Mac Astérix contre les Promoteurs Immobiliers RomainsBob & Elise les parents du Landlord on-houseboat depuis plus de 32 ans, très touchants et accueillants et leur petite fille chinoise de 15 ans : Emelyn, adoptée (très) sur le tard – les énormes doughnuts façon Homer Simpson et leur toppers multicolores - le Green Apple Festival pour Earth Day au Golden Gate Park, un énorme rassemblement de hippies au ralentis ; eux aussi adoptés (très) sur le tard. Cannabis pur, bières tièdes et petites pipes en verre. Un concert de Rock Folk et une assemblée survoltée :
Le chanteur : HOOOOW ARE YOU DOING SAAAAAAAANNNNNNNNNN FRAAAANNNCCISCCOOOOOOO YEEEEEEEAAAAAAAAHHHHHHHHHHH
La foule : (...) beeuh??... yaaookk... eeeemaan...pscccchhhh
Une aprem’ dans les volutes qui vont fausser tous mes tests de pour le Tour de Californie. (D’ailleurs cette histoire de junkies hollandais qui se présentent à des tests de contrôle d'urine avec une bouillotte sous le manteau reliée à une petite pompe et à un faux pénis en latex. La presse locale qui titre majestueusement : « L’Affaire des Doubles Pénis »). Le Hardy "Skywalker" Wilson qui strikes back et un BBQ géant au Présidio. Un bus raté et une attente de deux heures dans une partie semi-désertique du parc yeah man, there should'be bus comin’ in hour... or two. Un homeless qui monologuait depuis deux jours sur un banc devant mon houseboat contrôlé façon Judge Dred les mains sur la tête par 5 flics en Harley. La combinaison regrettable des trois bombonnes de gaz du houseboat vides avec un chiottard en fin de vie et la triade qui décide subitement de découcher à répétition oh I’m so sorry Simoune outta town this week-end, ahhtzzziii !!!. Enfin niveau networks cette semaine le Web 2.0 Expo et 2/3/4 meet-ups sympas en perspective.

All right man.

sarah.jpg Sarah...! emilie.jpg Emilie...! Photo_074.jpg The hippie crowd...! Photo_089.jpg Hi there ! Photo_090.jpg Tous les signes en un : un travail de décryptologie digne de Dan Brown. Photo_093.jpg The SF cliche.. but so nice ! Photo_065.jpg Injuste n'ai-je pu que me dire...

mercredi 16 avril 2008

Meet the Beast, Episode 2

raleight_76_super.jpg
(...)

Ainsi (ré-) équipé mon bonheur devrait être parfait, mais voilà...

La phase de cautérisation est terminée et le verdict est sans appel.

La cicatrice est sur la face inférieure du menton, à l'endroit très exact où la barbe est la plus drue. Résultat : on ne la voit strictement pas.

God.. DAMN IT !

(..)

Nouvel objectif : placer la prochaine plaie entre la fossette et la lèvre inférieure, sur la face visible du visage.

Idée maline #1 : dévisser un maximum de boulons sur le nouveau véhicule.

Idée maline #2 : garder en permanence une lame de rasoir scotchée sur le menton à l'endroit voulu.

Idée maline #3 : rouler à gauche.

(..)

Des nouvelles... très bientôt.

lundi 14 avril 2008

De la laideur des bouledogues nains et autres réjouissances

Navré de si peu vous entertainer ces jours-ci. La combinaison de pas mal de boulot la semaine avec un temps extraordinaire ce week-end avec un gros extra de traduction français > anglais pour un prix très correct dépanner un camarade avec une belle virée nocturne entamée vendredi soir et achevée samedi après-midi avec une recherche active de mon nouveau vélo m'ont fatalement laissé peu de temps pour blogguer.

Alors réparons.

chuckit-lg.jpg
Tout commence par un dimanche calme et studieux. C'est à dire aujourd'hui, et le plus grand effort physique que je produis de la journée est d'aller me chercher un Small Philarmonic with cream and sugar please au Phil's Coffe du coin, juste à coté de la Caltrain Station. L'effort ici est plutôt intellectuel puisque les employés de ce Phil's Coffe sont tout simplement l'épreuve finale avant la naturalisation. Le petit rasta blanc notamment, qui moud la graine que la grande blonde féconde ensuite d'eau bouillante, parle un américain qui sonne comme une ampoule qu'on dévisse et devait travailler avant à Ellis Island avant d'être enregistré une dernière fois et remplacé par un ordinateur.

Pour m’y rendre je traverse le petit parc impeccablement entretenu de Mission Creek Marina. Plus qu’un parc d’ailleurs, c’est ce que les autochtones appellent un dog area, constamment parcouru par des maîtres et leurs chiens, surgis de nulle part ou désertant l’endroit comme par magie, tous équipés de cet accessoire incroyablement américain : le Ball Launcher - sorte de longue louche en plastique souple doublement pratique pour se saisir sans se souiller d’une balle de tennis pleine de bave et la renvoyer au loin sans se fatiguer, en profitant de l’effet de levier que procure l’ustensile.

Je me réjouis d’ailleurs systématiquement à chaque apparition d’un de ces Ball Launcher en pensant que, quel part dans le monde, très probablement sur une île tropicale, au bar d’un hôtel de luxe, un américain ivre au mort explique fièrement à une de ses conquêtes the ball launcher baby ? yeah, tha’ was me !

Sur le chemin du retour, je croise une promeneuse ipodisée. La belle est assortie d’un bouledogue d’une mocheté tout à fait surprenante. Je connaissais la laideur de ces chiens mais celui-ci a manifestement bénéficié d’un petit extra, une sorte de sur-customisation à l’assemblage. Sans doute un mécano zélé. Remarquez la vie est juste : ça n’arrive pas qu’aux chiens. Dans ce genre de cas on dit d’ailleurs "oui mais il doit être très intelligent". En l’occurrence je n’ai pas eu le temps d’en savoir plus. Ah et j’allais oublier : moche, et bien sur, nain, le bouledogue.

La bête est donc là, devant moi, et, avec son faciès de pneu à plat et ses yeux de reptile malade, ressemble au croisement entre un python astigmate et - le mot est lâché - un formidable trou-du-cul extrêmement mal entretenu.

Je suis donc là, dans mon petit parc, le souffle proprement coupé par la vision qui s’offre à moi et fixe la créature quelques instants qui elle-même se fige et me fixe.

Le temps se suspend quelques secondes pendant que je fais face à l’Abominable. Sa gueule est toujours imperturbable et parait simplement se gonfler légèrement au rythme de sa respiration. Sa maîtresse, impavide, qui marchait quelques mètres en retrait, arrive à son niveau et enroule soudainement plusieurs mètres de sa laisse. Pendant que le visage du bouledogue ne bouge pas d’un cil, le mécanisme produit un sifflement sourd et menaçant dont je ne parviens pas à identifier la provenance.

Pas encore très bien réveillé je pousse une sorte de grognement mauvais face à ce bouledogue qui me fixe et qui siffle comme un cobra sur le point d’attaquer.

J’agite mes bras un peu vainement et recule vaillamment d’un pas. L’ipod me remarque subitement, me dévisage, et, faisant un lien rapide entre son cher animal et ma mine un peu déconfite, me lâche un regard atterré qui veut dire en substance "You really don’t understand Art - don’t you mother fucker ?".

Well, emmm..

Et je regagne le houseboat.

jeudi 10 avril 2008

Geek hang out (OUT!)

SF Newtech hier soir(YEY!), quelques démos marrantes(LOL!), quelques stars Kevin Rose(WOW!) et Pete Cashmore(WAW!), Jeff le manager US de Zilok(HUGH!) et Aya(YA!) une parisienne polono-japonaise(UHH?). Regardez la démo de Pleo(CUTE!), un objet aussi virtuel que réel !(WOA!).

blabla descriptif


Ok j'ai menti !(BOOUHH!)

mercredi 9 avril 2008

Houseboatwarming Brunch (!)

brunbch_houseboat.jpg
THIS IS HOW WE DO !

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